GLOBALMUS : Création musicale, circulation et marché d’identités en contexte global
   

Sarah ANDRIEU

Chorégraphes du Burkina-Faso entre tradition et invention

Biographie

Sarah ANDRIEU

Centre d’Etudes des Mondes africains (CEMAf Aix, UMR 8171), Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme

5, rue du Château de l’Horloge

B.P. 647

13094 Aix-en-Provence cedex

Formation Universitaire

2004-2009 : Préparation d’une thèse de doctorat d’Anthropologie (Université de Provence ). La tradition mise en scène. Étude anthropologique du processus de spectacularisation des danses au Burkina Faso (dir. B. Martinelli).

2003-2004 : DEA d’Anthropologie (Université de Provence). Mention très bien La mise en scène de la tradition. Étude anthropologique du processus de spectacularisation des danses au Burkina Faso (dir. B.Martinelli).

2001-2002 : Maîtrise d’Ethnologie. Université de Provence. Mention très bien. Savoir danser, savoir être. Étude anthropologique de la danse en pays bwa (Burkina Faso) (dir. B.Martinelli).

Participation à des programmes de recherche

2006-2009. Projet ANR SYSAV (Systèmes de savoirs et d’apprentissage). Responsable : B.Martinelli. Projet personnel : Etude des processus de transmission, d’apprentissage et de patrimonialisation des danses au Burkina Faso.

Expérience professionnelle liée à la recherche

2008 : Étude Ministère de la Culture/Observatoire des Publics, Professionnels et Institutions de la Culture (OPPIC). L’encadrement professionnel des danses traditionnelles et des danses du monde en France. Enquête quantitative sur l’offre de cours de danses africaines et antillaises sur le territoire français.

Publications

2009, « Le métier d’entrepreneur culturel au Burkina Faso. Itinéraire et condition de la réussite d’un professionnel du spectacle vivant », Bulletin de l’APAD, (à paraître en juin 2009).

2007, « La mise en spectacle de l’identité nationale. Une analyse des politiques culturelles au Burkina Faso », Journal des anthropologues, Hors série « Identités nationales d’Etat », pp. 89-104

Colloques

2007 : « Burkina Faso : les cultures au service de l’identité nationale », Colloque de l’AFA, Identités nationales d’Etat, Paris.

2006 : « Ethnographie de la spectacularisation des danses au Burkina Faso. Le cas du Ballet National », Colloque international, Ethnographies du travail artistique, Laboratoire Georges Friedmann, Paris.

2005 : « Les entrepreneurs culturels burkinabè. La réactualisation et/ou l’invention de normes traditionnelles à travers les spectacles de danse ». Colloque international de l’APAD. Entreprises et entrepreneurs en quête de normes. Yaoundé (Cameroun).

Séminaires de recherche et Journées d’Etude

2008 : « Savoirs dansés en circulation et réagencement du rapport au passé. La création chorégraphique contemporaine au Burkina Faso », Journées d’Etudes Internationales, Composer, imaginer, innover. La création musicale en contexte global, EHESS, INHA, Paris.

2008 : « La professionnalisation des danseurs burkinabè. Le cas du Centre de développement chorégraphique de Ouagadougou », Atelier la danse comme objet anthropologique, CNRS, Ivry-sur-Seine.

2005 : « L’exposition des danses d’Afrique en Occident : de la “danse primitive“ à la “danse traditionnelle“ », Journée d’Etude DOC IEA. Approches de l’Art Africain. MMSH, Aix-en-Provence.

2005 : « La spectacularisation des danses au Burkina Faso ». Séminaire de l’Institut d’Etudes Africaines (IEA). Le patrimoine en Afrique, MMSH, Aix-en-Provence.

Descriptif du projet

Dans ce projet, je cherche à comprendre comment, au Burkina Faso, certains chorégraphes burkinabè imaginent la « tradition » dans des spectacles de danse solo. Le choix de travailler spécifiquement sur les performances en solo tient à deux raisons principales. D’une part, ce type de spectacle est actuellement en plein essor dans la capitale Ouagadougou. D’autre part, le « solo » relève d’un genre scénique inédit qui marque une rupture importante avec les modèles scénographiques existant encadrés par les politiques culturelles étatiques. Il symbolise, à ce titre, l’individualité de l’artiste qui créé et interprète seul. En suivant le parcours biographique de quelques chorégraphes burkinabè, j’envisage d’analyser la manière dont ces danseurs se positionnent dans le milieu hétérogène de la danse africaine, entre leur participation au Ballet National du Burkina Faso, leurs engagements dans différentes compagnies de « danses traditionnelles » ou « créatives » et leur formation assez éclatée auprès de différents chorégraphes occidentaux. Dans ce contexte, comment ces danseurs négocient-ils leur appartenance à une « tradition » tout en revendiquant une forte volonté d’inventer des œuvres originales ? Ce processus de subjectivation de la tradition sera tout particulièrement étudié dans une situation où la « danse africaine » est à la recherche d’une légitimité, et d’une spécificité, au sein du champ encore très occidentalisé de la « danse contemporaine ».

contact


Envoyer un message

Documents

  • La termitière / dossier formation 2007 (PDF – 1.2 Mo)

    Pour célébrer son premier anniversaire, le Centre de développement chorégraphique - La Termitière (C.D.C) augure en son sein la seconde session de formation professionnelle destinée aux professionnels de la danse avec une particularité : une formation en administration et régie de tournée.

  • Danse contemporaine : Carolyn Carlson, un monument dans nos murs (PDF – 236.5 ko)

    Qui l’eut crû ? Carolyn CARLSON au Burkina ? Eh bien Salia et Seydou ont relevé le défi. Ils sont arrivés à faire venir ce monument de la danse contemporaine pour renforcer les compétences des danseurs. Pendant cinq jours, elle a partagé sa riche expérience avec les stagiaires venus d’une dizaine de pays d’Afrique et d’Europe du 14 au 19 décembre 2007.

  • Une autre façon de danser pour l’Afrique (L’Humanité) (PDF – 57.3 ko)

    Inauguration . La Termitière va ouvrir à Ouagadougou au Burkina sous la direction des danseurs Seydou Boro et Salia Sanou, actuellement en résidence à la scène nationale de Saint-Brieuc. Salia Sanou (trente-sept ans) et Seydou Boro (trente-huit ans), actuellement en résidence à la scène nationale de Saint-Brieuc, ont présenté à Créteil Un pas de côté, sur la musique des interprètes de l’ensemble Ars Nova, qui, surprise, dansent également (1) !

  • Tourments noirs / Cie Auguste Bienvenue (PDF – 109.6 ko)
  • Centre culturel français Georges Méliès / Quatre solos féminins (PDF – 1.9 Mo)
  • La tête de Ong Bak / Solo Gahé (Word – 644 ko)

    ONG-Back est un spectacle de danse qui dure 1h00. En rapport au résumé précédent, Bama Eloi dit Gahé, danseur chorégraphe, se charge de la mission de ramener la tête de ONG-bac, qui symbolise pour lui, une valeur volée. Cette valeur qui représente une civilisation perdue, doit être retrouvée. Où ira-t-il pour retrouver cette valeur ?

  • Sindi, shut up / Solo Ousseni Sako (PDF – 1.3 Mo)
  • C’est-à-dire.../ Solo Seydou Boro (PDF – 3.7 Mo)

Spip | Espace privé | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0